Politique scientifique fédérale
Quand la Belgique est dans la cour des grands
Avec un budget de plus de 550 millions d’euros par an, un patrimoine mobilier de plus de 6 milliards d’euros et près de 2800 personnes employées, la Politique scientifique fédérale constitue immanquablement un département essentiel dont j’ai la chance et l’honneur de m’occuper depuis décembre 2007.
Cette politique primordiale pour l’avenir déploie notamment ses actions au sein de ses 10 établissements scientifiques fédéraux : Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, Musées Royaux d’Art et d’Histoire, Musée Royal de l’Afrique centrale, Institut Royal des Sciences naturelles de Belgique, Institut Royal Météorologique, Institut d’Aéronomie Spatiale de Belgique, Observatoire royal de Belgique, Archives générales du Royaume, Bibliothèque Royale, Institut Royal du Patrimoine Artistique.
De plus, en matière spatiale, j’ai œuvré au renforcement de la position belge auprès de l’Agence Spatiale Européenne (ESA): notre pays est aujourd’hui le 5e contributeur et 2e par habitant auprès de l’ESA et nous avons organisé la seconde conférence internationale sur l’exploration spatiale. En 2008, j’ai ainsi augmenté, pour la période 2009-2013, la contribution annuelle de l’ESA de 20%, qui est passée de 160 millions € à 190 millions €, soit 950 millions investis sur 5 ans ! Nous comptons dans ce domaine deux « ambassadeurs » d’exception : l’astronaute Dirk Frimout et Frank De Winne, 1er commandant non américain et non russe de l’ISS !
La recherche est un domaine qui me tient également beaucoup à cœur. J’ai donc naturellement soutenu le lancement de la base « Princess Elisabeth » en Antarctique et la création du Secrétariat Polaire, organe privé-public chargé de la gestion de la base. Avec ce projet d’envergure, piloté par Alain Hubert, la Belgique reprend pied en Antarctique et est maintenant l’un des 28 pays à disposer d’une base. Les recherches qui y sont menées sont essentielles pour le développement durable mais aussi dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques.
Citons aussi en matière de R&D la participation belge à la construction de l’AirbusA350 (178 millions d’euros pour nos entreprises) ou encore le soutien au projet Myrrha.
Des programmes de recherche fédéraux, variés et fondés sur l’excellence, sont développés, comme les Pôles d’attraction interuniversitaires (PAI) par exemple, qui favorisent une collaboration durable et structurée entre des équipes de recherche de pointe des universités du nord et du sud de notre pays, mais également avec d’autres institutions européennes. Plus de 156 millions € sur 5 ans tous programmes confondus sont investis dans ce programme.
Les chercheurs belges participent aussi à des expéditions internationales, comme l’expédition sur le fleuve Congo en 2010, où 25 Belges étaient impliqués dans l’inventorisation de la biodiversité dans le bassin du Congo, premier pas vers une protection judicieuse de ces richesses naturelles. L’investissement dans la modernisation des infrastructures de recherche, grâce par exemple à un nouveau radar de prévisions météorologiques, un radar d’observation pour l’avion qui surveille l’environnement de la Mer du Nord, et une machine de datation C14 pour les recherches archéologiques et anthropologiques me tenait beaucoup à cœur.
D’autres projets ont vu le jour sous mon impulsion, comme la recherche de financements alternatifs public/privé à l’image de ce qui est mis en place pour le Musée Magritte ou encore la mise en valeur de nouvelles salles dans les musées fédéraux (salles des « Francs et Mérovingiens » aux Musées Royaux d’Art et d’Histoire ; salles « Evolution » et « Biodiversité » au Muséum des Sciences naturelles). Les établissements scientifiques fédéraux (ESF) ont dans la même optique été modernisés afin d’accroître leur efficacité, leur rayonnement et la valorisation de leur patrimoine et pour renforcer leur autonomie de gestion. La gestion des ESF doit être rationnelle, orientée vers le dialogue avec le citoyen : je m’investis pour la numérisation des collections des établissements scientifiques fédéraux ; à terme, le citoyen aura accès par Internet à un grand nombre de pièces de collection, ce qui contribuera à une diffusion largement accrue de notre patrimoine. Citons enfin le rayonnement de la Belgique à l’étranger grâce notamment à l’Academia Belgica, et l’Institut historique belge de Rome (IHBR).
Pour suivre ces avancées et certains moments forts en matière de politique scientifique, je vous invite à consulter la rubrique « communiqués de presse ».