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Agriculture-Sécurité alimentaire : de la fourche à la fourchette

En tant que Ministre fédérale de l’Agriculture, je porte la voix de la Belgique au Conseil européen des Ministres de l’Agriculture, organe décisionnel au niveau de l’Union européenne pour toutes les questions agricoles, vétérinaires et phytosanitaires.

Le défi d’un revenu agricole décent figure parmi mes principales préoccupations. Le problème essentiel aujourd’hui concerne la volatilité du prix des matières premières agricoles contre laquelle il est selon moi impératif de lutter.

Je continue bien entendu à défendre également la position belge à ces différents niveaux au travers par exemple de dossiers tels que les négociations commerciales avec les pays du Mercosur ou les discussions sur la PAC (Politique Agricole Commune) à l’horizon 2020. Je tiens d’ailleurs à rappeler le travail important réalisé durant la Présidence belge.

Le Conseil informel de l’Agriculture organisé sous la Présidence belge en septembre 2010 s’est articulé autour de la nécessité d’une PAC forte, suffisamment flexible pour tenir compte des spécificités agricoles des différentes régions, mais aussi qu’elle puisse apporter des réponses plus rapides et plus efficaces en temps de crise.

Il existe un large consensus au sein de l’Union pour maintenir une Politique Agricole Commune forte mais également pour mieux communiquer à propos de celle-ci auprès des agriculteurs et des citoyens. Lors de ce Conseil informel, une majorité des Ministres européens de l’Agriculture ont également exprimé leur opposition à une renationalisation du premier pilier et leur ferme volonté de prévoir des filets de sécurités capables de compenser les variations des cours dont sont victimes les agriculteurs. La Présidence belge a également introduit une nouvelle méthode de travail sous la forme de discussions par thèmes.

Au niveau national, nous avons notamment mis en place avec Didier Reynders des mesures fiscales en faveur des agriculteurs, visant à réduire durant 3 ans les taux de taxation sur les droits au paiement unique (DPU), sur la prime vache allaitante et sur les aides à l’investissement. Ces mesures, sur proposition du groupe MR de la Chambre, seront prolongées de deux ans.

Depuis 2008, j’assume aussi les responsabilités en matière de sécurité alimentaire qui ont été confiées au Ministre fédéral de l’Agriculture, fonction que j’occupe depuis juillet 2003.

D’une manière générale, la politique menée en matière de sécurité alimentaire a pour objectif de veiller à la sécurité de la chaîne alimentaire et à la qualité de nos aliments, afin de protéger la santé des hommes, des animaux et des plantes.
J’ai voulu qu’elle tienne également compte des contraintes administratives et financières pour tous les opérateurs.

Dans ce cadre, mon action en faveur des acteurs de la chaîne alimentaire a notamment permis une réduction de 30 millions d’euros des contributions dues par les opérateurs à l’AFSCA en 2009, rendue possible par une augmentation de la dotation publique de l’Agence. Cette réduction, telle que je l’ai souhaitée, bénéficie surtout aux « petits » opérateurs, parmi lesquels les agriculteurs, les indépendants et les PME.

Je poursuis aussi le travail de simplification administrative dans le secteur de la sécurité alimentaire en général. J’ai en effet mis en œuvre une série d’actions prioritaires visant à réduire les charges financières et administratives en matière de sécurité alimentaire dans tous les secteurs en concertation avec les organisations professionnelles concernées. Pour y parvenir, différentes législations ont été adaptées et simplifiées afin de diminuer les contraintes pour les opérateurs en gardant un niveau de garantie élevé.

Une révision de la politique et de certaines législations en matière de santé animale, plus axée vers la prévention et la réduction des coûts pour le secteur a également été opérée. Ce fut possible grâce aux efforts du passé qui ont permis à la Belgique de disposer d’une situation sanitaire très favorable. Ces différentes simplifications permettent une réduction des coûts « santé animale » d’environ 11 millions € par an.

La promotion d’une position équilibrée, scientifiquement fondée et compatible avec le développement durable, dans des dossiers sensibles comme l’utilisation des Organismes Génétiquement Modifiés (OGM), des pesticides ou des protéines animales transformées, fait aussi partie de mes priorités.

Autre exemple : suite à l’épidémie mortelle causée par la bactérie e.coli survenue en mai 2011, j’ai exigé avec vigueur que transparence et communication optimales soient de mise et que le système d’alerte rapide européen soit réévalué pour éviter la circulation  d’informations non fondées ou insuffisamment fondées. Cette crise a aussi démontré l’intérêt de disposer d’une agence intégrée sur la chaîne alimentaire comme l’AFSCA.

J’ai également demandé une compensation financière auprès de l'UE pour les préjudices subis par les agriculteurs belges (embargo russe sur les légumes belges notamment).

Je tiens enfin à signaler que, contrairement à certaines idées reçues, plus de 96% des contrôles effectués par l'AFSCA (Agence fédérale pour la Sécurité de la Chaîne Alimentaire) dans les exploitations agricoles sont conformes, tant au nord qu’au sud du pays. Je félicite dès lors particulièrement les agriculteurs pour les efforts qu'ils ont fournis en matière de sécurité alimentaire. Les Belges peuvent en être fiers et avoir pleine confiance en eux !

Comme vous pouvez le constater, les affaires courantes ne m’empêchent pas de poursuivre mon action dans les domaines qui sont les miens.

Pour suivre ces avancées et certains moments forts en matière d’agriculture et de sécurité alimentaire, je vous invite à consulter la rubrique « communiqués de presse ».

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